Une initiative de Son Altesse Royale la Grande-Duchesse de Luxembourg

26-27 Mars 2019 Ville de Luxembourg
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26 Mars

Session

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Répondre aux conséquences des violences sexuelles pour et avec les survivantes : Défis et nouvelles solutions

Workshop 1

Soigner les blessures physiques

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Les violences sexuelles, quel que soit leur contexte, traumatisent le corps, l’esprit et l’âme. Le viol en temps de guerre inflige un traumatisme physique extrême, une forme de torture qui requiert des soins spécialisés pour soigner les blessures et les maladies. Mais très peu de survivantes ont accès aux soins de santé de base, sans parler des soins spécifiques dont elles ont besoin. Cet accès est d’autant plus compliqué qu’elles craignent d’être identifiées et stigmatisées lorsqu’elles se présentent dans un centre de santé pour y recevoir l’aide nécessaire.

  • Quels sont les principaux obstacles empêchant les victimes d’accéder aux soins médicaux ?
  • Quels exemples de modèles de soin et meilleures pratiques peuvent aider à la fois les victimes et les professionnels de la santé à surmonter les obstacles à chaque étape du processus de soins ?
  • Comment pouvons-nous réduire le risque de stigmatisation, qui empêche beaucoup de survivantes de se procurer des soins médicaux ?
  • Comment veiller à ce que les traitements médicaux, lorsqu’ils sont disponibles, soient efficaces ? Comment associer les soins médicaux à d’autres services essentiels pour guérir le corps et l’esprit, dans une approche holistique ?

Ouverture :

Peter Maurer, Président, Comité International de la Croix Rouge

Discussions entre :

- Sylvia Acan, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, Ouganda

- Oumou Barry, Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, Guinée

- Dr. Monika Hauser, Gynécologue ; Fondatrice et Membre Exécutive du Conseil, Medica Mondiale

- Dr. Denis Mukwege, Fondateur et Directeur Médical, Hôpital de Panzi ; Lauréat du Prix Nobel de la Paix 2018

- Dr. Raphael Pitti, Médecin et Professeur de Médicin d'urgence et de catastrophe

Modératrice :

Marie Forestier, Chercheuse, auteure et journaliste indépendante ; Ancienne collaboratrice éméritée, Centre for Women, Peace and Security, London School of Economics

Workshop 2

Soigner les blessures psychologiques

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En plus de leurs blessures physiques, les victimes de violences sexuelles dans les zones de conflit subissent un traumatisme psychique immense, qui requiert un soutien psychologique continu. Les survivantes ont besoin de ce soutien pour surmonter le traumatisme et commencer à reconstruire leur vie. Des travaux récents ont démontré l’importance de fournir ces soins de manière holistique, dans le but de guérir le corps et l’esprit. Cependant, même un soutien psychologique de base manque dans les zones sensibles.

  • Quelles sont les barrières et les principales lacunes dans l’accès aux soins psychologiques dans les zones sensibles ?
  • Comment améliorer l’accès des victimes aux soins psychosociaux, en même temps que d’autres services essentiels ? Quelles nouvelles idées et meilleures pratiques innovantes peuvent être partagées et encouragées ?
  • Quels programmes sont efficaces pour aider les survivantes à guérir leurs blessures psychologiques, en tenant compte des différents contextes et cultures ?

Discussions entre :

- Marguerite Barankitse, Activiste humanitaire ; Fondatrice, Maison Shalom, Oasis of Peace

- Esperande Bigirimana, Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, Burundi

- Marie De Hennezel, Psychologue clinicienne et humanitaire, EliseCare

- Dr. Emilie Mereidos, Psychologue clinicienne ; Experte en santé mentale et soutien psychosocial, 'Preventing Sexual Violence Initiative', Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth

- Guillaumette Tsongo, Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, République Démocratique du Congo

Première commentatrice :

Prof. Doris Schopper, Professeure, Faculté de Médecine de l’Université de Genève ; Directrice, Centre d’Enseignement et de Recherche en Action Humanitaire de Genève (CERAH) ; Ancienne Présidente Internationale et Directrice du Comité d’éthique, Médecins Sans Frontières ; Membre, CICR

Modératrice :

Celeste Hicks, Journaliste Indépendante, Région du Sahel et Afrique du Nord

Workshop 3

Mettre fin au stigma pour les victimes

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La stigmatisation et les tabous sont au cœur de la tragédie des violences sexuelles dans les zones sensibles et ils aggravent considérablement les situations déjà insoutenables des victimes. Au stigma associé à cette forme de violence s’ajoute souvent le rejet des victimes par leur famille et leur communauté. Les femmes sont confrontées à la double peine d’être à la fois victime de violences et incriminées pour ces violences. Ces phénomènes peuvent briser des familles et des communautés entières – réalisant ainsi l’objectif de destruction et de dévastation souhaité par ses auteurs. Comment pouvons-nous empêcher les sociétés de stigmatiser les victimes de violences sexuelles ?

  • Quelles sont des formes communes de stigmatisation auxquelles les victimes de violences sexuelles font face dans différentes régions ? Quelles sont les conséquences de la stigmatisation pour les victimes, leur famille et leur communauté ?
  • Que pouvons-nous apprendre des programmes existants de lutte contre la stigmatisation en vue de rendre les interventions plus efficaces et les répliquer dans différentes régions (voir par exemple « Les Principes d’action mondiale pour prévenir et répondre à la stigmatisation associée aux violences sexuelles dans les zones de conflit » du PSVI) ?
  • Quels outils de communication peuvent être utiles dans les communautés pour éviter le rejet des victimes (tels que des programmes de radio, des pièces de théâtre, des films, etc.) ? Qu’en est-il des leaders communautaires et religieux : comment peuvent-ils/elles être engagés dans la lutte contre la stigmatisation et aider les victimes à être accueillies et réintégrées dans leur communauté ?

Ouverture :

Pramila Patten, Représentante Spéciale du Secrétaire Général sur les Violences Sexuelles dans les Zones de Conflit, Nations Unies

Discussions entre :

- Saran Cissé, Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, Guinée

- Feride Rushiti, Fondatrice et Directrice Générale, Kosovo Centre for Rehabilitation of Torture Victims (KRCT)

- Christine Schuler Descrhyver, Directrice, ‘City of Joy’ ; Représentante, VDAY RDCongo ; Vice-Présidente, Fondation Panzi

- Mirsada Tursunovic, Présidente et Co-Fondatrice, Our Voice (Nas Glas) ; Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, Bosnie et Herzégovine

Premier commentateur :

Shawn Goodman, Epoux d'una survivante

Modératrice :

Anna Maria Corazza Bildt, Membre du Parlement Européen, Coordinatrice pour les droits de l'enfant et Rapporteure sur la violence à l'égard des femmes

Workshop 4

Rien sur nous ne se fait sans nous

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Les survivantes doivent être au centre de la réponse aux violences sexuelles dans les zones sensibles. Elles sont les mieux placées pour savoir ce qui peut faire la différence pour elles et pour d’autres victimes. Cependant, trop souvent leurs voix ne sont pas entendues et leurs priorités ne sont pas prises en compte par les décideurs. Collaborer avec les survivantes peut rendre les efforts de prévention, de soins et de reconstruction plus efficaces, mais nécessite une adaptation au niveau de l’action humanitaire afin de mieux intégrer les voix des survivantes.

  • Comment les survivantes agissent-elles ensemble pour élever leurs voix ? Quels initiatives et programmes mettent-elles en place au niveau national et international ?
  • Comment s’assurer que leurs voix soient entendues par les responsables politiques nationaux et internationaux et quelles sont les opportunités d’influencer les politiques et les programmes qui les concernent ?
  • Les survivantes ne sont pas une seule et même voix. Comment fédérer les messages et tenir compte des diversités d’opinion au sein de la « communauté de survivantes » et de leurs mouvements ?

Ouverture :

Lord Ahmad of Wimbledon, Représentant de la Première Ministre sur la Prévention des Violences Sexuelles dans les Zones de Conflit, Gouvernement Britannique

Discussions entre :

- Norma Bastidas, Athlète-ULtra, activiste des droits des femmes

- Bineta Diop, Fondatrice et Directrice, Femmes Africa Solidarité ; Représentante Spéciale, Commission pour les Femmes, la Paix et la Sécurité, Union Africaine

- Nadia Murad, Présidente de « Nadia’s Initiative », Lauréate du Prix Nobel de la Paix 2018

- Bernadette Sayo, Secrétaire Générale, le Mouvement des Survivantes de la République Centrafricaine (MOSUCA) ; Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, République Centrafricaine

Première commentatrice :

Pierrette Pape, Directrice du Plaidoyer et des Campagnes, Foundation Dr. Denis Mukwege

Modératrice :

Zeina Awad, Ancienne Correspondante Internationale, Al Jazeera English ; Responsable de la Communication, UNICEF Iraq

Workshop 5

L'inclusion des enfants nés du viol

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Les dommages causés par la violence sexuelle peuvent transcender les générations. Les enfants nés du viol sont souvent victimes de stigmatisation et sont rejetés ou abandonnés. Pour beaucoup d'entre eux, la stigmatisation est aggravée par l'apatridie, qui entrave encore davantage l'accès de ces enfants à la santé, à l'école et au travail tout au long de leur vie. En rejetant les enfants nés du viol, les communautés perpétuent les dommages infligés par les violeurs.

  • Quelles sont les priorités et les besoins essentiels des enfants nés du viol ? Quels sont les défis auxquels ils sont confrontés et de quel type de soutien ont-ils le plus besoin ?
  • De quel soutien - physique et mental - les mères ont-elles besoin pour faire face au défi de la grossesse et des soins continus aux enfants ?
  • Que pouvons-nous apprendre des programmes et des interventions qui ont aidé ces enfants à s'intégrer efficacement ? Ces programmes peuvent-ils être dupliqués et élargis pour aider davantage d'enfants vivant dans des environnements fragiles ?
  • Quelles pratiques juridiques et administratives doivent être modifiées pour prévenir l'exclusion ?

Discussions entre :

- Anne-Marie von Arx-Vernon, Deputée, Grand Conseil de Genève ; Experte en lutte contre la traite des êtres humains et les violences faites aux femmes ; Co-directrice, Fondation Au Cœur des Grottes

- Martine Brousse, Présidente, La Voix de l'Enfant

- Ajna Jusic, Présidente, 'Forgotton Children of War'

- S.A.R. Princess Claire de Luxembourg, Doceure en bioéthique

- Mildred Mapingure, Coordinatrice Zimbabwe, We Are NOT Weapons of War

- Aline Mwamini, Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, République Démocratique du Congo

Modératrice :

Joyce J. Wangui, Journaliste Indépendante, Journalists for Justice

27 Mars

Session

Workshop 6

Unifier les règles et lois pour la justice

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Les tribunaux nationaux et internationaux doivent se renforcer mutuellement pour accroître la responsabilité des auteurs de violences sexuelles dans des environnements fragiles. Si les tribunaux internationaux jouent un rôle important dans l'établissement de la jurisprudence, seuls les tribunaux locaux peuvent garantir une réponse plus systématique. Les mécanismes de justice "traditionnels " ont également un rôle à jouer dans la responsabilisation. Avec toutes ces approches, il est crucial que les victimes soient écoutées et reconnues et que la justice les serve plutôt que de les traumatiser de nouveau.

  • Comment pouvons-nous améliorer la réponse juridique à tous les niveaux ? Comment les tribunaux internationaux peuvent-ils accélérer les poursuites dans les cas emblématiques de violence sexuelle et comment les acteurs locaux peuvent-ils être mieux équipés pour appliquer la loi plus efficacement ?
  • Devrions-nous nous concentrer sur l'élaboration de nouveaux instruments juridiques ou sur l'application des normes existantes ?
  • Quel est le rôle des mécanismes de justice alternatifs, tels que les organes de protection des droits humains, les commissions de la vérité, ou d’autres organismes de justice non pénale ? Comment faire en sorte que les intérêts des victimes soient placés au centre de toutes ces approches ?

Discussions entre :

- Vasfije Goodman, Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, Kosovo

- Philip Grant, Directeur, TRIAL International

- Olha Klymenko, Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, Ukraine

- Maxine Marcus, Spécialiste de la justice pour les crimes internationaux ; Directrice, ‘Transitional Justice Clinic’

- Alain Werner, Directeur, Civitas Maxima

Modérateur :

Thierry Cruvellier, Journaliste et auteur, expert en justice internationale ; Rédacteur-en-chef, Justiceinfo.net

Workshop 7

Réparer les préjudices des violences sexuelles

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Les victimes de violences sexuelles en période de conflit doivent supporter les conséquences physiques et psychologiques de leur viol, souvent en vivant dans les communautés qui les rejettent. De plus, elles reçoivent rarement justice ou même une simple reconnaissance pour les crimes graves qu'elles ont subis. Pour les survivantes du monde entier, les réparations sont une demande récurrente pour rétablir la justice, la dignité et le respect. Cependant, en pratique, les réparations pour les survivantes de violences sexuelles sont rarement octroyées, en raison du faible nombre de procédures judiciaires initiées pour ces crimes et du manque de fonds de la part des Etats ou des individus ayant été condamnés.

  • Quelles sont les différentes formes de réparations et pourquoi les réparations sont-elles l’une des demandes clés des survivantes ?
  • Quelles sont les différentes opportunités d’obtenir des réparations et quels sont les principaux obstacles dans ces procédures ?
  • Comment faire en sorte que davantage de survivantes reçoivent des réparations appropriées et justes ? Quels mécanismes alternatifs peuvent être mis en place (par exemple, « l’Initiative mondiale de Réparations » de la Fondation Dr. Denis Mukwege) ? Quelles sont les difficultés lors de l’octroi de réparations aux victimes de violences sexuelles ?

Discussions entre :

- Pieter de Baan, Directeur Exécutif, Fonds au Profit des Victimes, Cour Pénale Internationale

- Esther Dingemans, Directrice, Fondation du Dr Denis Mukwege

- Ángela Escobar Vásquez, Coordinatrice Nartionale, Red de Mujeres Víctimas y Profesionales ; Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, Colombie

- Maître Thérèse Kulungu, Ancienne Secrétaire Exécutive, Fondation Panzi ; Ancienne coordinatrice, Clinique Juridique, Fondation Panzi

- Tatiana Mukanire, Membre de SEMA, le Réseau Mondial de Victimes et Survivantes pour Mettre Fin au Viol de Guerre, République Démocratique du Congo Modératrice : Leela Jacinto, Journaliste Nouvelles internationales, France24

Workshop 8

Développer la finance et la technologie au profit des victimes

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Les technologies numériques et les innovations financières peuvent améliorer la réponse aux violences sexuelles dans les zones sensibles. Les survivantes peuvent bénéficier d’innovations technologiques – telles que des applications mobiles, des bases de données protégées et des logiciels d’analyse de données – qui peuvent lancer des alertes, enregistrer des preuves et améliorer l’accès aux services. Les innovations financières, telles que les obligations à impact humanitaire ou social, peuvent assurer à ces projets un flux de ressources continu, garantissant leur viabilité et leur efficacité sur le long-terme.

  • De quelle manière la technologie peut-elle améliorer les réponses à la lutte contre les violences sexuelles dans les environnements fragiles ? Quels projets utilisant de nouvelles technologies existent-ils et quels sont leurs avantages et leurs risques ?
  • Quelles formes innovantes de financement de projets existent et comment peuvent-elles être appliquées pour les projets en rapport avec la problématique des violences sexuelles ?
  • Comment encourager les innovations technologiques et financières pour améliorer la réponse aux violences sexuelles dans les zones sensibles ?

Ouverture :

- Professeur Muhammad Yunus, Fondateur, Grameen Bank ; Lauréat du Prix Nobel de la Paix 2006

Discussion entre :

- Fabrice Croiseaux, Directeur Général, InTech S.A.

- Chékéba Hachemi, Auteure ; Fondatrice et Présidente, Aghanistan Libre

- Ekhlas Khudhur Bajoo, Ambassadrice de l’Espoir, Roads of Success

- Karen Naimer, Directrice, Programme sur les violences sexuelles dans les zones de conflit, Physicians for Human Rights

- Thomas Seale, Gérant, LuxFLAG Modératrice : Shirin Wheeler, Senior International Press Officer, Banque Européenne d’Investissement

Workshop 9

Les violences sexuelles sur la route des migrants

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Que ce soit pour fuir la guerre, la pauvreté, la violence criminelle et sociale ou les catastrophes naturelles, le parcours migratoire les expose à de nombreux risques, notamment des niveaux choquants de violence sexuelle, tant pour les femmes et les filles que pour les hommes et les garçons. La vulnérabilité des migrants ne finit pas non plus lorsque ceux-ci atteignent les pays de transit ou de destination. La violence institutionnelle et criminelle, y compris la prédation sexuelle, est une réalité quotidienne pour beaucoup et peut augmenter avec le long séjour des migrants. Cela a été documenté en Libye et au Maroc, mais cela pourrait également être le cas pour les demandeurs d'asile et en particulier pour les migrants sans papiers en Europe et aux États-Unis.

  • Comment pouvons-nous lutter contre les abus sexuels faisant partie des parcours de migration et réduire la vulnérabilité des migrants ?
  • Comment assurer davantage d'assistance et de soins pour les migrants pendant leur voyage, dans les pays de transit et dans les pays de destination ?
  • Les recours existants doivent-ils être renforcés ? Est-il plus urgent d'insister sur la mise en œuvre du droit national et international existant ? Outre les sanctions légales, comment réduire la vulnérabilité des migrants et prévenir leurs abus sexuels ?

Discussions entre :

- Sarah Chynoweth, Consultante/Directrice du Projet sur les Violences Sexuelles, Women’s Refugee Commission

- Ravda Nur Cuma, Fondatrice et Présidente, Ravdanur Foundation

- Stefania Parigi, Directrice Hébergement, Adoma; Ancienne Directrice, SAMU Social Paris

- Prof. Doris Schopper, Professeure, Faculté de Médecine de l’Université de Genève ; Directrice, Centre d’Enseignement et de Recherche en Action Humanitaire de Genève (CERAH) ; Ancienne Présidente Internationale et Directrice du Comité d’Éthique, Médecins Sans Frontières ; Membre, CICR

- Nadine Tunasi, Leader, Groupe de Travail sur les Politiques et la Recherche, Survivors Speak OUT – Freedom from Torture

Modératrice :

Thomas Kauffmann, Directeur Exécutif, ECPAT Luxembourg

Workshop 10

Comprendre le système pour le transformer

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La lenteur des progrès en matière de lutte contre la violence sexuelle dans des environnements fragiles ne reflète pas les efforts déployés pour la combattre. En effet, la violence sexuelle dans des environnements fragiles est de plus en plus présente dans les agendas politiques et humanitaires. Les organisations internationales, les gouvernements, les chercheurs, les ONG, les fondations et le secteur privé consacrent de plus en plus de ressources à cette question. Cependant, malgré l’attention et la volonté croissante du secteur privé de contribuer à la résolution des problèmes sociaux généralement réservés aux gouvernements et aux organisations humanitaires, les mesures prises pour faire face aux violences sexuelles en période de conflit font toujours défaut, en termes de coordination, d’échelle et d’efficacité. C’est parce que pour réparer le système, nous devons le comprendre.

  • Quels sont les principaux obstacles à une compréhension complète et précise de la violence sexuelle dans les environnements fragiles à l’échelle mondiale ?
  • Comment la participation et les initiatives des survivantes vont-elles accélérer les changements nécessaires pour «réparer le système» ?
  • Quels exemples de collaboration intersectorielle et / ou intrasectorielle offrent les meilleures pratiques en matière de partage de connaissances et d'impact ? Quel devrait être le rôle du secteur privé dans ces efforts (par exemple, bailleur de fonds, fournisseur de solution) ?

Discussions entre :

- Céline Bardet, Fondatrice et Présidente, We are NOT Weapons of War

- Antonia Mulvey, Fondatrice et Directrice Générale, Legal Action Worldwide

- David Pereira, Président, Amnesty International Luxembourg

- Kim Thuy Seelinger, Directrice, Programme sur les Violences Sexuelles, Centre des Droits Humains, Université de Berkeley

- Michel Wurth, Directeur, ArcelorMittal Luxembourg; Vice-Président, Croix Rouge du Luxembourg

Modérateur :

Alanna Vagianos, Journaliste sur la violence faite aux femmes, HuffPost

Workshop 11

Guérir par le sport

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La pratique sportive offre à de nombreuses survivantes l’occasion de se reconstruire et de reprendre confiance en elles. Comment les médecins et psychothérapeutes peuvent-ils travailler ensemble avec les communautés de survivantes pour mieux utiliser le potentiel du sport pour aider les survivantes à faire face aux traumatismes ? Cette session examine comment une approche interdisciplinaire au karaté, un sport axé sur le respect et le lien entre la tête, le cœur et le corps, pourrait créer de nouveaux réseaux puissants d'éducatrices survivantes.

  • Comment les organisations médicales et psychologiques peuvent-elles mieux travailler avec les communautés de survivantes afin d’améliorer le potentiel des sports comme le Karaté pour avoir un plus grand impact ?
  • Où existe-t-il des opportunités pour une plus grande collaboration interdisciplinaire dans le sport ?
  • Où les avantages du sport peuvent-ils être amplifiés au sein des communautés de survivantes, par exemple en créant des réseaux qui se soutiennent mutuellement par des formations ?

Facilitatrice :

Laurence Fischer, Championne du monde de karaté ; Fondatrice, ‘Fight for Dignity'